|
Dentiste équin
|
| Généralités |
Cette activité de la santé est assez nouvelle mais elle a déjà pris de l’importance. En effet, un problème de dentition peut être la source de maux et de douleurs pouvant devenir grave (le cheval cesse de manger par exemple). Autrefois, c’étaient les maréchaux ferrant qui râper les dents des chevaux. |
| Définition |
L’objectif d’un dentiste est de permettre à l’animal d’utiliser ses mâchoires sans douleur et de façon performante. Pour cela, il met en œuvre plusieurs techniques (détartrage, meulage, polissage, extraction de dents). Autrefois, les dents étaient râpées avec des râpes manuelles. Ce travail se fait aujourd’hui avec des meules électriques. Il est nécessaire d’avoir un bon contact avec les chevaux car les travaux se font sans endormissement. Il est toléré (par les vétérinaires) que les dentistes qui ne sont pas vétérinaires puissent exercer dès lors qu’ils n’administrent pas de médicaments, sans compter les maréchaux ferrant. Ce n'est pas un métier, même si plusieurs bons professionnels se répartissent le travail sur toute la France. En effet, la profession manque totalement de statut. On estime qu’environ 20 à 30 dentistes équins (non vétérinaires) exercent en France. |
| Ministère concerné par la formation |
| Le métier de dentiste équin n’a pas d’identité professionnelle. Le Ministère de l’Agriculture gère la profession de vétérinaire, donc ceux qui exercent la dentisterie équine. |
| Conditions d'accès à l'exercice de la profession |
Le candidat dentiste doit être majeur et posséder son permis de conduire. Il lui faut réussir à entrer en formation chez un dentiste en activité. |
| Diplôme |
Aucun diplôme n’existe et chacun peut se déclarer dentiste équin. Apparemment, il ne s'agit pas d'exercice illégal de la médecine, quoique certains vétérinaires revendiquent ce type d’intervention. Pourtant, si l’on s’en tient au code rural, qui gère l’exercice de la chirurgie et des soins aux animaux, seul les vétérinaires pourraient être dentiste. |
| Formation |
Aucune formation spécifique n’existe si ce n’est une formation à acquérir auprès d'un vétérinaire ou d'un autre dentiste équin plus expérimenté. Aucune école de formation n’est établie en France, ni aucun syndicat professionnel pouvant assurer les formations. |
| Emploi |
Peu évidemment, puisque d’une part il n’y a pas d’employeur et d’autre part la formation de dentiste n’existe pas en tant que telle. Logiquement, il n devrait y avoir que des vétérinaires qui exercent cette activité. |
| Salaire |
| On ne sait pas bien ce que gagne un simple dentiste, dans la mesure ou un soin des dents coûte autour 100 € et que la plupart des dentistes font des milliers de kilomètres. |
| Notre point de vue |
Beau métier pour qui aime les chevaux. Pourtant, les places sont encore plus chères du fait de l’absence de structure pour ce métier. Quelques places restent à prendre. Attention, il faut beaucoup de clients pour réussir à vivre de cette activité. Il n’est pas évident qu’à l’avenir, cette profession puisse encore s’exercer avec la tolérance actuelle : des formations pourront s’imposer et l’accès pourrait devenir sélectif. |