|
Débardeur à cheval
|
| Généralités |
Il y a quelques années, les chevaux de traits étaient les rois du travail de la terre. Et pour cause : pour les vignes, pour les moissons, pour les transports, aucune autre solution n’existait. Ces chevaux étaient les plus forts et les plus dociles. Ensuite la mécanisation a amorcé l’industrialisation et, avec elle, la mort annoncée du cheval. On peut remarquer qu’il n’y a pas que les chevaux qui ont peu à peu disparu. Les paysans aussi, qui de 60 % de la population en 1900 sont passés à moins de 1% aujourd’hui. Le machinisme a sonné le glas du travail à la main. |
| Définition |
Actuellement, le cheval retrouve un peu de ses lettres de noblesse, grâce à la volonté de quelques passionnés qui l’utilisent pour le débardage à cheval, exclusivement dans les lieux inaccessibles au matériel mécanique. Il cause moins de dégâts aux arbres ou aux chemins ; il ne tasse pas le sol, ne crée pas de profondes ornières ; il ne patine pas sur le sol humide. |
| Ministère concerné |
| Le Ministère de l’Agriculture. |
| Conditions d'accès |
n’y a pas de condition particulière d’accès puisque le candidat apprend l’attelage et l’utilisation de chevaux de trait ou de mules. Ces formations coûtent assez cher mais peuvent être prises en charge par les institutions habituelles (ASSEDIC, ANPE, etc.). |
| Diplôme |
| Le certificat atteste de la formation. Aucun diplôme de débardeur n’existe. |
| Formation |
Elles sont faites par des sociétés ou des lycées privés spécialisés. Aucun contenu de formation n’a été homologué donc chacun propose ce qui lui convient. Formatour offre une formation de débardage et d’entretien des paysages avec un animal de trait, d’une durée de 400 heures. |
| Emploi |
Les employeurs susceptibles d’embaucher des débardeurs sont rares. Lorsqu’ils existent, ces emplois sont isolés. La passion doit animer ces débardeurs et leurs revenus sont faibles. Souvent, les emplois sont créés par une personne passionnée qui tente de gagner savie avec cette activité |
| Notre point de vue |
Activité marginale, bien que l’ONF en fasse l’expérience dans certaines forêts peu accessibles. L’entreprise doit être disposée à travailler au rythme du cheval. Cet emploi s’applique bien aux conditions en zones montagneuses. Ce métier n’a pas forcément un grand avenir. |