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Accompagnateur de tourisme équestre (ATE)
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| Généralités |
L’Accompagnateur de Tourisme Equestre / ATE certifie la capacité à préparer et à conduire promenades et randonnées équestres en autonomie sur des itinéraires identifiés et entre des relais d’étapes connus, en assurant la sécurité et l’agrément des cavaliers, un emploi rationnel et la sécurité des équidés, le respect de l’environnement et la sécurité des tiers. |
| Définition |
Le détenteur du brevet d'Accompagnateur de Tourisme Equestre répond à l’obligation de qualification pour l’encadrement précisée par l’article L 212-1 du code du sport et peut exercer l’accompagnement de promenades et de randonnées contre rémunération. L’Annexe II –I de la partie réglementaire du code du sport– modifiée par l’Arrêté du 14 Décembre 2009 NOR : SASF0930326A tableau D2 précise les conditions d’exercice suivantes : « L’ATE accompagne et conduit des randonnées équestres en autonomie dans tout établissement dans le cadre de parcours identifiés. » L’ATE exerce les fonctions suivantes : - Il accueille, renseigne, présente les activités aux publics du tourisme équestre. - Il prépare, encadre et accompagne des activités d’équitation d’extérieur. - Il entretient, assure la maintenance et les soins aux équidés. - Il travaille et valorise une cavalerie de tourisme équestre. - Il participe à la gestion de l’établissement. |
| Ministère concerné par l'exercice de la profession |
Le brevet d’Accompagnateur de Tourisme Equestre (ATE) est proposé par la FFE sous la houlette du ministère de la Jeunesse et des Sports. |
| Conditions d'accès à l'exercice de la profession |
Pour pouvoir entrer en formation l’élève doit être admis aux épreuves du test d’entrée en formation qui est un examen. Pour pouvoir se présenter aux tests d’entrée en formation, le candidat doit : Le test d’entrée comporte 3 Unités capitalisables / UC. |
| Diplôme |
L’Accompagnateur de Tourisme Equestre est un titre à finalité professionnelle de niveau IV inscrit au Répertoire National des Certifications Professionnelles par arrêté du 13 novembre 2009. -NOR ECED0926976A délivré par la Fédération Française d’Equitation, FFE. |
| Formation |
Le candidat à la formation choisit un centre de formation ATE agréé par la FFE. Il signe un contrat de formation avec le centre de formation. Lorsque le centre de formation fait appel à un autre centre de tourisme équestre pour la mise en situation professionnelle, un avenant doit le préciser. Le centre de formation qui opère dans le cadre de la formation professionnelle continue, doit répondre aux obligations de déclaration auprès de l’autorité administrative, DR TEFP, Art L 6313 et L 6351 du Code du Travail. Le dossier pour faire cette déclaration s’obtient auprès de la DR TEFP. Le centre de formation demande le livret de formation à la FFE, lors de l’entrée en formation d’un élève. Cette demande comporte tous les renseignements nécessaires sur l’élève et les volumes horaires de formation prescrits lors des tests d’entrée Le livret suit l’élève durant l’intégralité de sa formation. Il a une validité de 2 ans. Une prolongation d’un an peut être accordée par la FFE. Le formateur y atteste le nombre d’heures effectuées par le candidat pour chaque module y compris le stage pratique de mise en situation professionnelle. Le formateur y valide les exigences préalables à la mise en situation d’accompagnement de l’élève. Tout changement de lieu de formation doit y être notifié. La présentation du livret renseigné des volumes de formation suivis est obligatoire pour l’inscription à l’examen ATE. Le formateur doit saisir les validations de suivi de module de formation ou d’exigence préalable à la mise en situation professionnelle de l’élève sur le site internet de la FFE pour leur prise en compte officielle par la FFE. Le centre de formation est employeur ou prestataire de l’élève. Si le centre de formation est employeur : le contrat de travail définit les temps de travail et de formation du salarié. Si le centre de formation est prestataire. Le contrat de formation répond aux obligations de l’Article L 6353 - 3 à 7 du code du travail et précise au minimum : |
| Emploi |
Il faut attendre de voir comment vont s’organiser les formations mais il ne fait pas de doute que les possesseurs du diplôme trouveront du travail. Il existe une véritable demande pour les accompagnateurs de tourisme équestre qui finalement sont plus autonomes que les détenteurs du CQP ASA. De plus ils ont une fonction suffisamment indépendante, entre les BP JEPS et les animateurs BAFA. On ne sait pas de quel montant sera le salaire car ce métier n’existe pas dans la convention collective des entreprises équestres. On imagine que le taux horaire ne sera pas en dessous du SMIG. Il ne fait pas de doute que ce type d’emploi devrait être plus particulièrement temporaire mais il va permettre également aux professionnels de trouver de la main d’œuvre moins contraignante et plus adaptée que le BP JEPS tourisme équestre. |
| Salaire |
| On imagine que le taux horaire ne sera pas en dessous du SMIG. Toutefois, il ne faut pas s'attendre à un niveau de salaire élevé, peut être du même montant que le CQP ASA (voir grille de salaire). |
| Notre point de vue |
Cette formation spécifique et ce diplôme fédéral homologué répondent à une demande, tant de la part des professionnels que des jeunes et des adultes cherchant des emplois temporaires ou de longues durées dans ce cadre si spécifique du tourisme équestre. Le contenu est assez important pour répondre aux exigences de qualités et de sécurité. Pourtant, on ne devrait pas accepter qu’une fédération sportive propose ce type de diplôme fédéral et qu’elle puisse le faire avec un support professionnel. Il n’est pas un véritable diplôme professionnel car en fait il ne répond pas aux exigences du code du travail et au contrôle paritaire. De plus, il n’apparait pas dans la convention collective car s’il est prétendu à finalité professionnelle il n’en est pas pour autant répertorié comme diplôme professionnel. Il entre en compétition avec le CQP ASA, diplôme professionnel de niveau V, formation et diplôme mis en place par la commission paritaire des entreprises équestres. Par ailleurs, il est surprenant de voir réapparaitre un diplôme fédéral alors que l’état avait décidé de laisser aux professionnels le soin de gérer leurs filières. |
| Adresses utiles |
Fédération française d'équitation Parc équestre de la FFE |
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