Syndicats agricoles et spécifiques équestres La confédération agricole
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On ne peut plus faire l’économie de la présentation de la « conf’ » (la confédération) dans le cadre général agricole. Il s’avère que les luttes que ce syndicat a choisi d’entreprendre ne vont pas dans le sens des professionnels du cheval. Sans doute que les professionnels en question n’ont pas fait le pas vers ce type de syndicat et peut être que la confédération n’a pas trouvé de raison de se tourner vers la filière cheval. Nous devons en tout cas l’ajouter à la liste. C’est en mai 1986 qu’est lancé par la fédération nationale des syndicats paysans (FNSP) et la confédération nationale des syndicats des travailleurs paysans (CNSTP) l’appel pour des assises paysannes, mais c’est le 18 mars 1987 à Bondi que naissait la confédération paysanne. Pendant 2 jours, face à l’évolution d’un monde qui les élimine, 500 délégués expriment leur angoisse face à la dérive de la politique agricole commune. La conclusion est qu’il faut substituer à l’agriculture industrielle une agriculture paysanne et humaine, respectueuse de l’environnement et qui permettre aux travailleurs de vivre. Le monde syndical existe depuis les années 1848. C’est en 1886 que passe la loi dite Waldeck Rousseau du 21 mars 1884 autorisant les syndicats professionnels permet la création de l’Union Centrale des Syndicats Agricoles. C’est vers la fin du siècle que les ouvriers agricoles développent un syndicalisme révolutionnaire fondé sur la lutte de classe. Le pluralisme syndical est un fait. Le projet de regroupement, qui voit la naissance de la Confédération Nationale des Associations Agricoles (CNAA) en 1919 n’avance pas. On trouve un syndicalisme de gauche d’obédience CGT s’oppose à un syndicalisme socialiste pendant que la droite donne le jour à un syndicat de cultivateur cultivant : la fédération des syndicats paysans de l’Ouest. L’unité semblait réelle lors du congrès de 1945 mais dés 1946 apparaît un nom qui nous parle aujourd’hui : la FNSEA. En 1947, au sein de cette nouvelle fédération se créait une section pour les jeunes qui prend le nom de CNJA. L’intensification de l’agriculture industrielle fragilise et condamne un grand nombre de paysans. Les écarts de revenus s’accentuent. Mais le monde paysan bouge, une partie de celui ci n’accepte pas la fatalité d’une agriculture essentiellement industrielle. « Nous voulons que le droit au travail soir le droit premier et fondamental de notre société. Un statut paysan est revendiqué par ceux qui ne veulent plus être des travailleurs à façon ». C’est ainsi que s ‘amorce la structuration du mouvement paysan travailleurs, constitués de CDJA dissidents, de groupes informels de paysans en désaccord avec les structures traditionnelles Une grande action est menée en 1972 et les femmes assument les soins aux vaches et tout ce qui concerne la traite. Le mouvement des paysans travailleurs intéresse beaucoup de monde. Il est très vite affaibli par des luttes internes mais parvint à organiser le 22 juillet 1972 les premières journées nationales à Orléans sur le thème »pour une nouvelle pratique syndicale » Le productivisme est remis en cause, le système capitaliste également : droit au travail, droit au revenu, un statut paysan » E3n fait, ils réclament un droit au revenu et une maîtrise de la production. Les 25 et 26 août 1973, 100 000 personnes venant de toute la France et de tous les milieux répondent à l’appel des paysans travailleurs. La première des grandes manifestations se déroule sur le plateau du Larzac ou sans doute née la légende de José Bovet. Il s’agit de s’affronter aux militaires pour qu’ils ne s’approprient pas des terres à moutons. Les luttes continuent sans relâche, pour les prix, contre les firmes ainsi que contre le Crédit Agricole qui les étranglent. L’histoire de la confédération prend alors toute son ampleur. En 1974, à Rennes, les paysans travailleurs créent l’association nationale des paysans travailleurs. En 1975, dans le centre de la France, ils créent le mouvement national des travailleurs agricoles et ruraux (Monatar) En 1977 des syndicalistes dissidents et le Monatar créent le mouvement syndical des travailleurs paysans. C’est le 4 juin 1981 que s’impose la confédération nationale des syndicats de travailleurs paysans. Se heurtant à la rigidité du gouvernement des années 1985 / 1990 la CNSTP et la FNSP lors de leurs assises nationales des 17 et 18 mars 1987 créent l’actuelle confédération paysanne. Des manifestations en 1988 aux distributions de tracts en passant par les élections aux chambres d’agriculture la confédération paysanne prend toute sa place. De la vache folle à la tremblante du mouton, de son opposition au GATT ou du fauchage de champs de mais transgénique, les combats de la confédération font du bruit. Elle est de toutes les luttes modernes et refuse la « brevetabilité du vivant » « Nous ne demandons pas l’impossible. Nous voulons simplement que l’agriculture soit au service de la société et non au service du seul profit » Ces syndicalistes prennent des risques, et l’on a vu des responsables partir en prison. Le 8 août 2003, plus de 3500 faucheurs volontaires s’engagent dans cette action de désobéissance civile. La confédération paysanne est du parti du droit de vivre de son travail, du parti de la vie. |